L’invisible
L’un visible l’autre non
Des sens limités mon savoir dépend
L’invisible l’autre nom
D’essence illimitée mon ignorance pend
Au-delà des sens
L’invisible pâlit face au visible qui séduit
Au-delà de cette porte
Le monde n’existe pas pour moi
Et pourtant, un son suffit
Pour me rappeler l’au-delà
Qui toque à la porte mon ami?
Qui me rend visite aujourd’hui?
Et bien oui
Au-delà des sens
Ce que tant de gens fuient
L’invisible gît
J’ouvris la porte et vis
C’était bel et bien lui
C’était juste mon ami
Venu pour me rappeler l’au-delà
Si l’inconscient ferme les yeux
L’invisible régit
Mais si l’un conscient ferme les yeux
L’invisible jouit
C’est ainsi que le silence rugit