Category Archives: Poésie

Une collection de poèmes écrits par Adrien

Parfum

Parfum

Par faim tu prends
Parfois tu donnes

T’as-t-on parfumé de fumier?

Rendre le fumier tout à l’heure
Ou le transformer en l’odeur
De plusieurs douces et tendres fleurs?

Ton parfum devient ce que tu donnes
Et non ce que tu gardes pour toi
Ta transformation commence quand

Parfum tu donnes
Parfois tu prends

Repeat

Repeat

Life’s a show
Don’t you know?
Lives repeat

A while ago
Now a woe
So?
Repeat

Life’s a flow
See it go
So replete

Life will grow
If you know
Sow reap eat

Life’s a treat
May you know
Slow repeat

Yalla

Yalla

Y’Allah
Je suis mortel
Ah, la Mort !

Allah y’a là
Lui déjà y alla
Si tôt déjà à moi
La, plus tard
Inshallah

À la Vie !
Au jour d’hui
Yalla !


Notes de l’auteur

En cette periode de l’année qui évoque la mort voici un petit poème la concernant. Je vous laisse y deviner les jeux de mots et sens possibles.

Y’Allah: expression arabe: “Oh mon Dieu !”
Allah: Dieu en arabe
La: en arabe le mot “non”
Inshallah: expression arabe: “si Dieu le veut”
Au jour d’hui: ancienne écriture d’aujourd’hui, tautologie signifiant “le jour présent”
Yalla: expression arabe: “allons-y ! en avant !”


Nahel

Nahel

Salamalec,
Je m’en bats les’c
Ils ont tué mon frère ces fils de pute !
Pourquoi fermer mon bec?

Espèce d’insectes !
Un peu de respecte !
Moi j’suis un mec !

C’pétard il est impec.
J’peux tout brûler, j’peux tout casser !
J’m’en fous d’tes textes, ta bibliothèque !
J’préfère la discothèque !
Tes vitrines, tes règles de merde,
Tu peux aller t’les mettre !

Mon petit pénis érect il est plus grand que toi.
Moins que rien !

C’est quoi ta secte, ta république?
Cette chose publique je la nique !

Fais moi donc un chèque de quelques kopeks.
J’prends tes fringues,
J’brûle ta pierre,
J’encule ta mère,
J’tue tes gardiens.
Ces putains de fennecs !
J’oublie qu’il sont miens et comme eux j’deviens.

C plus si impec.
Ça pue les insectes.
Maintenant c ma maison qui brûle.
Mais qu’est-ce que j’ai fait?
Ouesh frère j’suie devenu quoi comme mec?

C toujours les autres le problème.
Sois circonspect.
Mais je veux du respect !
Réfléchis deux secondes.

Ouesh ton poème j’y comprends rien !
Parle plus simple sale bourgeois !
Si j’pouvais j’t’étoufferais toi aussi !
Ton verbiage n’est pas assez courtois.

Ferme ta gueule et donne moi de la justice !
La meilleure revanche ce n’est pas de réagir ainsi.
Canalise donc cette fabuleuse énergie.

Garde ton calme, et préserve la vie.
Gare à l’arroseur arrosé, il a de l’entrain.


Notes de l’Auteur

Quelques gouttes de colère humaine distillée.
Une problématique universelle.


Ce poème a été écrit pendant les insurrections de l’été 2023 en France où un policier a tué un jeune Nahel. Cet évènement a été suivi d’émeutes et de destruction à l’échelle nationale.
Je le publie alors que l’Israël bombarde la bande de Gaza en Palestine. Ce n’est malheureusement pas chose nouvelle.


– Y’a une référence au fait que les étrangers et classes dites “populaires” sont souvent accusés d’être source des problèmes d’un pays.
– Les kopeks renvoient au conflit Ukraine-Russie persistant au temps de l’écriture et désormais au temps de publication, aux différents intérêts géopolitiques dans les conflits.
– Quelques éléments de critique vis-à-vis de la masculinité et ce qu’est un homme vs un garçon.
– Et d’autres petites choses pour ceux qui chercheront


See

See

You always thought
You are the light
Others darkness
Can’t you see it?

You are the just
You are the holy
You are righteous
Your cause is good
You fight for god
But they do not
It’s not your god

Full of the dark
Eradicate
Before their might
Intoxicates
Everyone
Especially
Your newborn babes

But in thinking
You are the light
And them the dark
As you try to cut it all out
You only fight with your shadow
It’s your darkness reflected back

As you try to isolate it
You find it deeply tied to all
That is, even you
For it is true
It is all one
Inextricably together
Even when you refuse to see

See, it is not all black and white
Songs of ice and fire are grey

Israel

Israel

From the land that flies the heart on it’s flag?
Would David approve?
We are but one under the stars.

Anahata

As two triangles meet, friction.
Though unity they symbolize.

A meeting of polarities unified.
The higher and lower natures at equilibrium.
The divine and animal natures in balance.

Anahata

How many times must we repeat?
Victims of atrocities becoming perpetrators?
An eye for an eye is of the animal.

Aurelius was right:
“The best revenge is not to be like that.”

Evolution is a boon, however, conscious it must be.
To become divine instead of believing you already are.

The mother doesn’t kill it’s child because it hit her.

Life wisdom.

Does it not hurt?
Yes. It hurts.
Not to return the blow looks weak.
Ego doesn’t like it.
But when to do so means death,
Abstain

Life wisdom

To be this way, you must fall
Your identities must fall.
Until you embrace them all.
This is the most painful of all:

To stay open-hearted though broken-hearted.

Rumi was right:
“You have to keep breaking your heart until it opens.”

Anahata

Author’s notes

Anahata: also known as the heart chakra in yogic tradition.
The star of David is mainly attributed to Jews but is originally derived from the seal of Salomon, a symbol known in Jewish and Islamic mysticism and western occultism. It transcends religion and symbolizes unity.
An eye for an eye: an idea that goes back at least as far as Babylonian Law.
Aurelius: a reference to the 2nd century roman emperor Marcus Aurelius and his journal notes “Meditations”
Rumi: the 13th century Sufi poet

Le sien

Le sien

Y mettre du sien
Sans regarder le tien
Ça fait du bien.
Je le retiens

Mais je crains
Sans de rien
Passer pour un chien
Puisque j’obtiens rien.
On y revient

Allez viens,
Voici le mien
Jusqu’à rien


Notes de l’auteur

Sans de rien: sans remerciement, sans reconnaissance

Passer pour un chien: ici plutôt passer pour un moins que rien

Jusqu’à rien: soit jusqu’à ce que je n’ai plus rien à donner, soit jusqu’à ce que je sois rien, soit jusqu’à la mort

Jaggi

Jaggi

Waggi
J’ai suivi
Puisqu’il suie vie
Depuis je suis vie


Notes de l’auteur

Jaggi: Jaggi Vasudev, aussi connu sous le nom de Sadhguru

Waggi: “celui-ci” en Kabyle

Suie: un néologisme jouant sur la suie, les cendres et l’idée de transpirer d’exuder ou de dégager une substance qui suggère une intensité sougeacente

Resist Dance

Resist Dance

Dancing in non resistance
The wasp returns
As if invited
It just knows
As the fly knows death
It knows willingness
A test
How willing are you?

Will you let it dance on your skin?

Death insectified

Five spins around the wheel
of Adiyogi, Devi and the Guru
The little wasp greets you in Devi’s womb

How willing have you truly become?
Your arms? Your neck?
You spin around the guru as death walks around your eye
How willing have you truly become?

Resist Dance

The intensity becomes too much and you wave your little friend away

Come back again my friend
You teach me many lessons
This is resistance

From unwillingness to willingness
How to become an absolute yes to life?
Only by dancing

Je Suivis

Je Suivis

J’ai suivi
Je te vis et je te suis
Tu as dis que je survis
Je le vis et je le fis
Puis j’ai cris de ma vie

Tu as dis tais-toi
Je le fis et je le suie
Tu as dis t’es toi
Je le vis et je le suis

J’ai suivi
J’ai survi
Désormais
Je suis vie

Croîs

Croîs

Il ne s’agit pas de croyance ou d’observance
Ni d’obéissance
Ni de resistance

Un simple choix
Grandir

Franchir ces limites que tu appelles tiennes
Choisir non celles que tu appelles siennes
Simplement les vôtres
L’infini n’a pas de limites
Pour y toucher faut que tu t’vautres


Notes de l’auteur

Le jeu de mots entre les verbes croire et croître.

La tendance de vouloir changer les autres plutôt que soi-même.

Le consentement et le respect des limites de l’autre.

La suggestion qu’il faut que quelque chose de nous-mêmes tombe/change pour accéder à quelque chose de nouveau

Silence

Silence

Plans from memory do play
On the tapestry of my being
As i identify too small
With being, i do loose touch

At the thought
An open gasp
A nonchalant laughter

Being returns
Breath intoxicates the nostrils
Of one who ignored it so long

O Partenaire

O Partenaire

J’en attends de toi
Mes yeux t’ont vu maintes fois faire mieux
J’en attends point moins de moi
Rendre ces lieux fastidieux?
Ou bien les rendre merveilleux?
Un choix quotidien
Y mettre du sien
De l’odieux au mélodieux

Jonathan

Jonathan

J’en attends de toi
Mes yeux t’ont vu maintes fois faire mieux
J’en attends point moins de toi
Rendre ces lieux fastidieux?
Ou bien les rendre merveilleux?
Un choix quotidien
Y mettre du tien
Va de l’odieux au mélodieux

Ouradour

Ouradour

Ce village qui au secours cria
Englouti dans l’orage du Blitz
Où l’humain commis le plus moche
Brûlé tout entier, seul ses murs tiennent encore
Des cris cristallisés dans la pierre qui réverbèrent encore

Un supplice porté sous les regards de passants impuissants
Mon coeur ouvert marchant ses ruelles

En cette sainte amour, Ouradour cria
Reçue des oreilles d’un maître du kriya
Sa grace coula sur ces quelques pierres qu’elle toucha
Soulageant leurs cris avec un peu de douceur
Plantant quelques graines qui pourraient donner des fleurs

Fusion

Fusion

As our bodies fuse
My logic sees two
Experience perceives one
Confused.

My mind won’t accept
Surrender i refuse
Yet lines keeps on blurring
Confused.

As your energies become mine
My mind refuses to become thine
Mind wants to choose
But there is no choice
It’s a helpless falling.

You work through me
Or is it me just bigger?
Or just beyond me?
Mind cannot grasp.

My likeness dissolving
In this creation
Deceptive devotion
In this motion.

Guru
Who are you?
What are you?
Mind cannot grasp.

Grace sowed through air
There goes my hair
That’s not fair
We’re now a pair.

Willing or not I still care
As identities tear
My life goes bare
Confused.

As energies fuse
Mind wants to choose
But there is no choice
It’s a helpless falling.

To notions of self i cling
Yet your energies push me beyond 
And still i want to stay put
But something cannot stay still if i do
Confused.

As energies fuse
Mind wants to choose
But there is no choice
It’s a helpless falling.

Confusion with fusion
Will there come a day where i fully choose this fusion?

Dumbfounded

Dumbfounded

Founded in ignorance.
Dumb I survive.
Dumb and Dumber.
Who is the founder?
All I get is dumber.

The more you try the dumber you get.
And yet,
A cloud,
A gaze at the sky,
And Dumb you fall again.

Dumbfounded.

Too Dumb I’ll eternally be
Steeped in dumbness.
Someday I’ll essentially be
Dumb found dead.

Inclus

Inclus

Si facile de se percevoir exclus.
L’important: Tu es déjà inclus.
Telle est la réalité.
L’impossible: Être exclus.
Si possible de se percevoir exclus.
S’identifier à son corps, à son mental, c’est fatal.
Et pourtant on ne peut plus banal.

Ton mental ne veut qu’une chose.
Être inclus.
Dissous les barrières que t’as construit sans le savoir.
Sors de ta cage protectrice.
C’est toi qui l’a construite.
C’est à toi de la déconstruire.

Une chaleur maternelle qui inclut.
Une froideur eternelle qui exclut.
L’un relache. L’autre contracte.
Un désire d’union universel.

Tout commence par toi.
Tout n’est que miroir de soi.
Inclure même celui qui ne t’inclus pas.
T’ouvrir à celles et ceux que tu n’aimes pas.
Inclure même le plus abominable imaginable.

Inclure même celui qui te crucifie.
Arriver à reconnaitre l’ignorance des autres.
Et quand bien même les inclure jusqu’au bout.
Que tu ais ou non des apôtres.

Je n’y suis pas encore.
En corps, je suis, doté de mental.
Ensuite, je suis, donné au fatal.
Si simple et si banal.

L’ardent désire d’être inclus.
Perçu exclus donc déçu.
Les autres ne sont pas comme moi.
Ne pensent pas forcément à moi.
N’ont pas forcément la foi.
Qui es-tu donc toi?
Inclus les donc.

L’essentiel c’est que tu croîs.
Ton guide est ta joie.
Tant qu’elle grandit t’es sur la bonne voie.

The Need That Goes

The Need That Goes

The need to go.
I went there.
The need to know.
I got there.
Now, I am here.

Rowing, running, studying.
Money, Love, Happiness.
Italia, Australia, India.
Tempest.

In pleasure or pain,
In heaven or hell,
Still, I am.

Sadhana works its magic slowly.
Slowly the need to go weakens.
I am here. Fully here, accepting.

Married, carried, buried.
Still, I am here.

Formless yet ever present.

When I touch it,
When I touch myself,
My Aha!
There goes a tear.
And another.
Now another.
Maya is clear.
For I am here.

Fireball

Fireball

You fireball yearning for peak intensity
Pyre of vitality
You defy gravity
Unusually called for the urn, you confuse

You fireball of vitality
You all consuming propensity
Your heat dissolving density
Where birth and death fuse

Caducée

Caducée

Essence de vie en quelques symbols
En santé, politique, affaires, et religion
National, international, englobant l’humanité
Transcendant ces frontières spatio-temporelles

Laisse monter ces serpents sacrés
Va au-delà de la pomme d’Adam
Et touche enfin la pomme de pin
C’est là que l’humain devient divin

De ce sanctum sacrum à ce sanctum pinéal
Longeant ce fameux fourreau crânio-caudal
Le droit et le gauche entortillent ces vertèbres
Un seul mot où le masculin et le féminin fusionnent
Un ascenseur serpentin pour ta conscience

Raffine ton essence pour qu’elle ascensionne
Quand tu l’harmonises avec les astres
Tu n’idéalises plus toutes ces autres castes
Puisque t’as compris que ce qu’elles décrivent
Ne sont que paraboles de l’expérience humaine
Tout le monde cherche la même chose
Rendre son expérience plus plaisante
L’ascension? Atteindre l’éveil?
Le réveil, la lumière, la conscience
Tous captés par l’essence de la pomme de pin
Sécrétant ses substances dont cette essence jouissive
Cette essence vitale qui entortille ce sceptre sacré
Pour éclore en son extrémité crâniale

L’expérience humaine
Comment la rendre la plus plaisante possible?
Comment atteindre l’apogée du plaisir?
En s’alignant avec les principes de ce caducée
Élever son niveau de conscience
Pour cela il existe une science
Cette science c’est le yoga
Nul besoin d’être ingénieux pour monter l’ascenseur
Il suffit de suivre quelques instructions extérieures
Ce n’est qu’une simple question d’ingénierie intérieure

Le Soleil et la Lune

Le Soleil et la Lune

Le Soleil et la Lune
Des merveilles qui font rarement la une
L’oseille et la thune
Dès l’réveil l’ardent désir de fortune

Avoir la paye, éviter les prunes
Tout est une question de salaire et de fric
A quoi bon tout ce cirque?

Pour avoir la paix?
Pour un peu de sel et de blé?
Pour se faire un peu de pain?
Pour ne pas crever de faim?
Pour se relever demain?
Recommencer à croire en l’oseille et la thune?
Ou simplement voir le Soleil et la Lune?

Distraits par la bouteille ou la thune
Du réveil au sommeil, chacune reste immune
Aux charmes du Soleil et la Lune

Le Soleil et la Lune
Sans pareil ni rancune
Émerveillent les prunes
Des têtes levées vers le ciel et se voient
Éclairées pareilles quelque soit leur foi
Éclairées pareilles sans exception aucune

Telle est la nature du Soleil et la Lune
Éternellement en veille sur nos processus vitaux
Qui malgré nos égos nous traitent tous égaux
Faisant simplement la fortune de ceux
Qui lèvent la tête
Faisant simplement comme
Chacune de ces autres bêtes
Pour qui
Manger boire dormir sont nulle prise de tête
Il est temps de faire la fête !

Regarde !
Y’a le Soleil et la Lune !

Burn

Burn

Be
‘Cause it’s your turn.

Burn Baby Burn !

Self-preservation is a logical concern.
Self-immolation rightly seems stern.

Burn Baby Burn !

The log burns exponentially brighter when the right mind is left.
There, where fire sowed life, lives afire seem stress.

Burn Baby Burn !

For the flames you yearn, once your inside’s been stirrn.
When intensity rises to safety you turn.
Only, then again, for the flames you yearn.

Will you die yearning or start burning?
Them wheels keep on churning.
Left, Right or center?
How to stay unwavering when fire licks, kicks and burns?

Discern
If it’s true it cannot burn.

Remember
The log burns exponentially brighter when the right mind is left.
There, where fire sewed life, lives a fire seamstress.

Just burn !

Anyways,
The only place you’re headed is the urn.

A Drop In A Cup

A Drop In A Cup

An elderly lady with lethargy I feed
Her body slowing down to the grave
I conflicted, a mother smothering her child
Yet my inclusive embrace sustaining her life
Now, another notion of morality drops
My discerning eyes whet with clarity
T’is yet another mother’s opportunity
To include thy child, to embrace thy child
On the scale from inertia to dynamism
That one drop of life in a cup of lethargy
Is all it takes to tip the scale and lift the veil
Choose inclusive intensity and choose more awareness
Let thy drops fall as the gross becomes subtle
Let  the life process attain to maturity